Valéry-Xavier Lentz.eu

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Sunday 17 January 2010

Le Parti socialiste français lance La Coopol, un réseau social prometteur

C'est la mode. Mais c'est aussi une nécessité pour une organisation politique: le Parti socialiste français lançait la semaine dernière son réseau social : http://www.lacoopol.fr/

Ce lancement s'inscrit dans une stratégie globale de communication numérique pour le PS, il est couplé avec celui d'un site rénové pour le : http://www.parti-socialiste.fr/ 

C'est tout naturellement que la campagne de Barack Obama est évoquée par les créateurs du site comme l'une de leurs références dans la mise en place de cette démarche. Au delà d'un réseau social en ligne, l'objectif est de faire le lien entre les militants sur le terrain (voir ici l'interview de Benoit Thieulin par Le Figaro). 

Disons le tout de suite, cette opération est une réussite, notamment en contraste avec le très étrange Créateurs de possibles de l'UMP ou le nouveau site très fouilli du parti conservateur.

La Coopol, ou Coopérative politique, se veut plus classiquement un réseau social avec les fonctionnalités désormais classiques : création et gestion d'un profil, les amis, les groupes, la messagerie, la publication de contenus...

L'ensemble peut sembler minimaliste aux habitués d'un Facebook mais il est clair qu'un tel chantier est une démarche considérable. Dans une philosophie de développement "Agile", il est parfaitement raisonnable de lancer le site dès que les principales fonctions sont présentes pour y ajouter progressivement des outils supplémentaires. D'ores et déjà une cartographie interactive des membres est prévue (j'imagine une solution basée sur l'API Google maps comme sur http://www.monpoleecologique.fr/). 

Il faut dire aussi quel'objectif est de rassembler un maximum de militants pour placer cette plateforme au coeur du fonctionnement du parti : il faut donc éviter une fracture numérique en proposant dans un premier temps un système relativement simple. Un gors travail de sensibilisation et de formation a été entrepris auprès des cadres du parti. La chaine Dailymotion de La Coopol propose aussi plusieurs tutoriaux plutôt bien réalisés.

La spécificité d'une organisation tel qu'un parti politique a été intégrée dans le paradigme du réseau social web : une grande place est accordées aux sections, l'unité de base du parti, dans le recrutement des membres du réseau comme dans son interface. L'objectif est que le site soit d'abord un moyen de faire le lien entre les militants et de les organiser. L'un des premiers bénéfices est que ceux qui ne peuvent pas assister régulièrement aux réunions ont désormais un moyen de suivre ce qui se passe.

Mardi 12 janvier, le site ouvrait ses portes à tous les internautes, permettant ainsi aux adhérents, au delà des sections pilotes, mais aussi à tou les sympathisants, de créer leur compte et de participer. L'opération a été un succès car le réseau a dépassé le seuil des 10 000 membres en 48 heures. Des dizaines de groupes de toute sorte se sont également créés : pour se regrouper en courants, par thème, ou tout simplement pour le LOL (souvent aux dépens des adversaires politiques).

Le tout s'avère plutôt prometteur : l'espoir de certains est de voir la plateforme "dynamiter" le parti, faire sauter les cloisons et lui insuffler un nouveau souffle. Sans aller jusque là, un site web reste un simple outil, il est vrai que permettre un dialogue direct entre les militants et sympathisants, dans un cadre institutionnalisé et labellisé PS (le dialogue était déjà possible ailleurs sur la toile) sans passer par le cadre souvent rigide de la section, est susceptible dans une certaine mesure d'avoir un impact positif. Pour l'instant je n'ai pas constatés de gros trolls sur le site où l'on reste poli et cordial. La charte d'utilisation demande naturellement que l'on s'abstienne d'attaque un: ce qui fait dire par certains que l'on essaye d'étouffer le débat au profit de la direction actuelle : une interprétation très osée et un poil paranoïaque. Le premier Godwin a été constaté dans une discussion au bout d'une semaine, mais on est sur le web, c'est fatal, et ce fut un Godwin poli, bien élevé et aussi subtil qu'un Godwin peut l'être.

Toutefois, le chantier n'est pas achevé : de nombreux détails peuvent être améliorés mais il manque surtout quelques fonctionnalités essentielles. La principale lacune est le manque de possibilité de suivre l'activité ou des conversations. La page d'accueil limite aujourd'hui à trois le nombre des derniers posts visibles, sans possibilité de consulter l'historique : si l'on est pas connecté tout le temps on rate très vite un contenu intéressant. En outre il n'est prévu nul part de suivi des commentaires. Si vous publiez beaucoup, il faut revenir régulièrement partout où vous avez publié pour vérifier si de nouveaux commentaires ont été postés.

Idéalement, il faudrait un item "Mes conversations" dans le menu qui liste les posts créés par l'utilisateur, qu'il a commenté ou auxquels il s'est abonné, pour lesquels il y a de nouveaux commentaires. 

Le PS est heureusement en de bonne mains avec Valério et Benoit. Je ne doute pas qu'un processus d'amélioration continue de la qualité est en place pour améliorer progressivement ce qui peut m'être. Le travail réalisé est déjà considérable et ces nouveaux outils donnent des atouts considérables à cette organisation.

Notons au passage que le site est réalisé avec le très populaire CMS Drupal, comme la plupart des réalisations de la Netscouade. Il est vrai qu'il comporte de nombreuses fonctionnalités et extensions facilitant la mise en place de fonctions sociales sur un site web. 

Lire aussi : 

Monday 11 January 2010

Quelques notes sur le « débat » sur l'identité nationale

Quelques mots rapides sur ce débat consternant sur lequel il y a beaucoup à dire. Je n'ai pas pris le temps d'écrire un article pour le Taurillon ou Fédéchoses. Je suis surpris que personne d'autre ne l'ait fait jusqu'ici. Le thème est pourtant l'un de ceux sur lesquels les fédéralistes ont un discours particulier à tenir, notamment en prenant en compte la vision de l'État national de Mario Albertini et notre propre engagement en faveur d'une Europe unie.

Voici simplement quelques idées en vrac à creuser en vue de la très hypothétique rédaction d'une note plus construite :

  • l'instrumentalisation de cette thématique par le gouvernement démontre bien que la Nation est une construction issue de l'État et non pas un état de fait naturel qui serait découvert puis "s'incarnerait" dans l'État. 
  • l'identité : lien avec l'individu, les identités multiples,la multi-appartenance de chacun à plusieurs niveaux d'identité (social, culturel, régional, religieux, politique...). Tentative de vouloir faire primer la dimension "nationale" de l'identité sur les autres composantes.
  • l'identité "nationale" en tant que sentiment d'appartenance à une collectivité : une expérience partagée, des références communes issues de l'éducation, des lois, de la langue, des médias. Accumulation d'anecdotes, de connaissances plus ou moins importantes, de choses vues et entendues, d'expériences partagées : mais pas lié à la nationalité, lié à la résidence et à la langue.
  • identité européenne : tentation de vouloir la définir à tout prix => vision de droite de la construction européenne ? transposition d'une vision "nationaliste" (cf. ce groupe facebook sur la création d'une nationalité européenne, celui sur le vive l'Europe"...) plus que fédéraliste ? Incapacité de penser l'Europe sans y transposer les catégories mentales liées à l'association du pouvoir politique exercé par les Etats existant à l'idée de Nation. Ou simple prétexte pour refuser l'entrée de la Turquie ?
  • Une identité commune est-elle une condition pour la vie démocratique ? Sans doute au sens d'une expérience partagée (l'espace public), sans doute pas au sens auquel les nationalistes entendent cette identité.
  • Redéfinir le nationalisme ou plus précisément donner notre propre définition, naturellement plus large que dans les usages habituels. Le nationalisme n'est pas nécessairement un extrêmisme, est autre chose qu'un patriotisme dévoyé, c'est simplement l'adhésion à l'idée que la Nation est est une réalité "naturelle", qu'elle entraine la création nécessaire d'un Etat pour que ceux qui en font partie soient véritablement libre, qu'elle est le fondement nécessaire et indépassable de la vie politique ou démocratique. Dire qu'un Philippe Séguin, un Charles de Gaulle, un Hubert Védrine sont des nationalistes ne relève pas de l'insulte mais simplement de la constatation que tel est leur discours politique.
  • Enfin et surtout souligner, ce qui constitue le coeur du débat autours du "débat" (le métadébat) comporte comme dérives suspectes et peu sympathique : le repli identitaire que constitue la polarisation du débat autour de la question de l'immigration et de l'Islam. Dans e telles conditions, l'extrême droite se trouve à la fois légitimée (en voyant son discours repris dans le cadre de débats organisés par des préfectures) et phagocytée, c'est à dire réintégrée à la droite de gouvernement. Comme le dit un bon mot, le débat nous en dit peu sur l'identité nationale, il en dit beaucoup sur l'identité de l'UMP : une droite conservatrice qui assume complètement sa composante nationaliste tout en espérant  en bon parti attrape-tout continuer à garder une crédibilité pro-européenne en se payant d'actes symboliques mais sans mener une politique innovante en matière de construction européenne.
  • Enfin et surtout il faut dire toute l'antipathie qu'inspire un Éric Besson.

Mise à jour : lire l'article de David Soldini : Identité nationale, politique et démocratie sur Le Taurillon

Monday 14 December 2009

Les extensions : ce qui manquait à Google Chrome

J'utilise le navigateur de Google presque depuis sa sortie, en parallèle avec Firefox que des extensions comme Firebug par exemple rendent juste indispensables pour le développement de sites web, même s'il existe également des fonctionnalités destinées aux développeurs dans les autres navigateurs modernes, et même dans les dernières versions d'Internet Explorer.

Toutefois pour la navigation au quotidien quelques extensions demeurent très utiles.

La version 4 de Chrome propose désormais l'ajout d'extensions. 

Pour l'instant je n'en ai installé que quatre :

  • Le notification des nouvelles Waves, indispensable pour les utilisateurs e Google Wave
  • Google Sidewiki : pour voir les pages sur lesquelles des commentaires ont été laissés
  • Envoi d'un lien via Gmail
Et enfin, la seule qui n'est pas un gadget mais juste indispensable : le picto d'abonnement à un RSS depuis la barre d'adresse qui était une fonction native dans tous les navigateurs qui manquait à Chrome. 

Elle n'est hélas livré qu'avec quatre aggrégateurs préconfigurés. Pour ajouter netvibes il faut sélectionner "Add new..." et saisir : http://www.netvibes.com/subscribe.php?url=%s 

Bref, ce n'est pas avec ça que le RSS va devenir grand public.

Monday 2 November 2009

Président de l’Europe : la chasse au dahu, Nouvel article sur le Taurillon

Le Taurillon publie ce jour un de mes articles copnsacré au débat sur la présidence du Conseil européen.

http://www.taurillon.org/President-de-l-Europe-la-chasse-au-dahu

Tuesday 13 October 2009

La recherche par langue sur Twitter

Depuis combien de temps cette fonction est-elle là ? Je ne l'observe qu'aujourd'hui en tombant par hasard sur cette page de résultat. Twitter propose désormais un filtre de langue dans les résultats de recherche sur http://search.twitter.com/ Cette fonctionnalités n'est toutefois pas présente dans les résultats de http://www.twitter.com

Il se présente dans la colonne de droite sous la forme d'un menu déroulant proposant 19 langues. Le nom de chaque langue est affiché en anglais suivi du nom dans la langue et l'alphabet d'origine, entre parenthèses. Je m'étonnais de voir ce double affichage mais compte tenu des usages de Tweeter comme outil de veille ceci a du sens : ainsi on peut consulter les messages en farsi pour se faire une idée de l'activité des internautes iraniens sans pour autant savoir distinguer le farsi de l'arabe dans un menu de langue...

19 langues seulement : en effet il semble que la détection de la langue d'un Tweet de fasse non pas sur la base d'une déclaration de sn auteur - il n'existe pas d'interface pour le préciser, mais sur une détection automatique, sans doute dès la création du Tweet car ceux ci se voient attribués une class "fr" ou "en" selon qu'ils sont en  français ou en anglais. Il faut donc un mécanisme de détection qui n'est pas semble-t-il disponible dans plus de langues.

Regrettons au passage que puisque Twitter ajoute une class, il n'en profite pas pour ajouter un attribut lang sur le span.

Ce mécanisme de détection automatique (plutôt qu'une déclaration utilisateur) limite donc le nombre de langues disponibles pour le filtre mais génère également des erreurs. En effet, 140 charactères, dont souvent des tags et des URL, ne donne guère de mots pour procéder à une analyse fine du texte d'autant plus qu'il est parfois en style télégraphique. Ceci est un problème à la fois pour le filtre de langue et pour la traduction automatique également proposée.

Voici par exemple deux Tweets sur #parisweb qui seraient rédigés en islandais... ou pas.

Une fonctionnalité donc imparfaite mais tout simplement indispensable pour un service comme Twitter.

Notons au passage que Twitter a annoncé le 8 octobre la localisation de l'interface du site [en] en allemand, espagnol, français et italien en plus de l'anglais et du japonais.

Pour aller plus loin :

  • En attendant le Poisson de Babel : la présentation de Stéphanie Booth à Paris Web 2007 abordait le multilinguisme sur le web et comportait quelques écrans sur un Twitter jusqu'ici indifférent.

Friday 28 August 2009

@font-face à la place des images typographiques

La sortie de Firefox 3.5 et sa généralisation progressive (la mise à jour est désormais proposée aux utilisateurs de la version 3), signifie notamment que le public pouvant bénéficier des sites utilisant la propriété CSS @font-face va connaître une explosion démographique.

Avant : les créateurs de sites web ne pouvaient utiliser que des polices de caractère installées sur les postes des utilisateurs. Concrètement ça limitait la typographie web à une poignée de polices, essentiellement Times New Roman, Georgia, Arial, Verdana... (qui a dit Comic Sans ?!).

Maintenant : en fait c'est pareil si l'on souhaite le même rendu sur tous les navigateurs (pour quoi faire ?) mais si l'on veut aller plus loin il est désormais possible d'utiliser la police de son choix... enfin si la licence d'utilisation de celle-ci l'autorise, il faut donc préciser : la police de son choix parmi les quelques-unes l'autorisant Oui aussi surprenant que cela puisse paraître à beaucoup de monde, les typos s'achètent aussi, probablement pour faire vivre les typographes.

Donc si vous avez eu le bon goût de vous doter de Safari 4, Firefox 3.5 ou la RC d'Opéra 10, vous ne verrez plus le web de la même façon. Installez l'un de ces navigateurs si ce n'est déjà fait et visitez ces quelques sites ou encore désormais valeryxavierlentz.eu ou dirtyclubber.com. Vous ne remarquez rien ? Parfait. Mais c'est plus joli.

Alors naturellement, il existait et il existe des moyens d'afficher des typos exotiques et sophistiquées aujourd'hui. Flash et Javascript sont mis à contributions dans des techniques pittoresques de remplacement d'images comme sIFR par exemple. On peut également utiliser des images dynamiques générées par le serveur. Le CMS SPIP (par exemple, au hasard) propose ce type d'images typographiques nativement. Cette technique est en pratique limitée aux titres mais permet des traitements que @font-face ne permettra pas à ma connaissance (cf. les techniques proposées par Arnaud Martin pour SPIP).

Il reste la question des performances web. C'est à dire ce qui permet d'éviter la formation de toiles d'araignées sur la souris de vos visiteurs attendant lle chargement de vos pages web. Une typo ça pèse... 153 ko pour celle que je viens d'installer sur taurillon.org, la très discrète LiberationSerif. Sur zzz.rezo.net, Fil a deux typos pour ce poids là.

Alors qu'est-ce que ça donne sur la page d'accueil de l'animal (cache navigateur vide) ? Selon Firebug :

  • avec les images typographiques : 76 requêtes (oui, je sais...), 624 ko
  • avec @font-face : 65 requêtes (nettement moins pire déjà),738 ko
  • avec du Georgia : 64 requêtes (bah oui, une de moins forcément) et 584 ko (le poids de la typo en moins, donc).
Même si la page d'accueil comportait onze titres en images, elle pèse moins qu'avec le chargement de la typo (10 ko chacune environ). Toutefois, la multiplication des requêtes (c'est à dire les échanges entre le navigateur et le serveur pour charger l'ensemble des éléments constituant la page) augmente les délais. À la louche (car c'est difficile à dire avec les widget tiers), deux secondes de plus qu'avec @font-face. Sans cette dernière c'est encore deux secondes de moins environ.

Il reste à trouver une typo plus jolie pour ce site, et pas trop lourde. Demander l'avis des 4 rédacteurs en chef aussi, peut être.

Thursday 27 August 2009

L'espace fine insécable sur le web, ce n'est pas pour demain

Ayant travaillé plusieurs années durant dans une agence print avant de passer au web (oui, je suis vieux comme ça), j'avais fait du Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie Nationale un de mes livres de référence (soit dit en passant, pourquoi la dite imprimerie met-elle une majuscule à l'adjectif ?) .

Naturellement, en travaillant sur le web, je veille aussi autant que faire ce peut au respect des règles typographiques, même si il faut s'adapter au média. Ainsi, pendant longtemps, l'italique était peu lisible à l'écran (à présent les lettres sont lissées la plupart du temps donc il est envisageable à nouveau de l'utiliser pour les titres d'ouvrages ou les citations par exemple). Lire par exemple ce billet : Typographie et web. Pour l'italique il y a bien sur le bug de rendu des vieux Internet Explorer (je n'ai pas testé sur les nouveaux) à prendre en compte.

J'utilise souvent l'outil de publication SPIP notamment car, conçu par des développeurs français dans une optique "presse", il prend en compte avec attention les règles typographiques française. Saisir par exemple un point d'interrogation ou un point virgule provoque l'insertion automatique d'un espace insécable   qui évite de retouver son point d'interrogation à la ligne. L'outil Couteau Suisse dispose aussi d'une option pour permettre le remplacement des guillemets"anglais" (cf. l'article Wikipedia Quotation marks) par des guillemets « à la française » (cf. l'article Wikipedia Guillemets). 

Sur la prise en charge de ces règles par les CMS, et comment lesprendre en compte en leur absence, lire : Entités HTML et typographie française  Naturellement, même SPIP ne fait pas tout... Le « œ » peut être pris en compte en partie grâce à une lame du "Couteau suisse" qui procède à des remplacements par expression régulière sur les mots courants l'utilisant, mais c'est un pis aller. Attention à l'encodage de la page pour le e dans l'o qui ne passe pas systématiquement.

Je faisais remarquer sur spip.org que le   n'était pas le bon caractère à placer devant les doubles ponctuations mais qu'il fallait en réalité une espace fine insécable. Naturellement, on m'a signalé qu'il s'agit d'un choix technique qu'explique cet article : Espaces unicode et navigateurs web selon lequel "parmi les navigateurs testés, seul Firefox sous Linux et Safari sous OS X 10.5 affichent correctement les espaces insécables étroites". Mise à jour : j'ai testé de mon côté, ça fonctionne très bien dans Firefox 3 sur Windows (Vista). Échec cuisant dans Internet Explorer 7, Safari 4et Chrome 2 (un carré s'affiche...).

Dans ces conditions, ce n'est pas pour demain. Naturellement il se trouve des gens qui ne se résignent pas et pondent des hacks tarabiscotés : Gestion des espaces fines et insécables. N'est-ce pas beaucoup de code pour faire plaisir aux puristes ?

P.S. : l'article signale aussi cette extension pour Dotclear.

Thursday 16 July 2009

Billet en désordre

Voici quelques sujets sur lesquels j'écrirais de longs billets si j'étais un vrai bloggueur.

Début des travaux du Parlement européen

Le nouveau Parlement européen a débuté ses travaux le 14 juillet à Strasbourg, notamment en élisant à sa tête pour la première fois un ressortissant des nouveaux pays membres, une ancienne dictature communiste, le polonais Jerzy Buzek.

Les militants fédéralistes étaient naturellement présents pour cet événement pour rappeller leurs devoirs aux élus et exiger une constitution européenne. 

Du côté des élus, l'intergroupe fédéraliste a été constitué autour de Andrew Duff, libéral-démocrate britannique et président de l'Union des fédéralistes européens, Alain Lamassoure (PPE) et Jo Leinen (S&D). 

Leurs priorités sont naturellement la mise en oeuvre rapide du traité de Lisbonne mais aussi une réforme de l'éelction du Parlement européen en vue de permettre la formation de listes transnationales. Enfin, ils demandent la réforme du système de financement de l'Union européenne.  

La politique de visa de l'Union européenne favorise la division de la Bosnie

La Commission européenne propose de lever l'obligation d'obtenir un visa pour voyager dans l'Union européenne pour les pays des Balkans qui n'en font pas partie. Toutefois cette nouvealle politique ne s'appliquera ni à l'Albanie, ni au Kosovo, dont tous les États-membres n'ont pas encore reconnus formellement l'indépendance, ni à la Bosnie-Herzégovine.
Le problème de cette décision est qu'elle crée une nouvelle discirmination entre els populations de Bosnie. En effet, là où les Bosniques croates ou serbes disposent généralement de la double nationalités et de passeports remis par la Croatie ou la Serbie, les bosniaques dits musulmans n'ont pas cette opportunité. Seuls ces derniers resteront de fait soumis à l'obligation d'obtenir un visa.  Plusieurs médias ont repris le communiqués des Jeunes Européens Fédéralistes contestant cette situation. Voici par exemple l'article d'Euractiv

Burqa et censure des francofollies : le réflexe autoritariste de la société française

Deux affaires dans l'actualité viennent rappeller le réflexe autoritariste de la société française que j'avais déjà souligné dans un billet sur l'affaire du mariage annulé. Le libéral-libertaire que je suis ne peut qu'être consterné par cette tendance qui semble être systématique à vouloir imposer les valeurs ou le bon goût majoritaire à chacun, au mépris des libertés.

Notons que l'attitude de Ségolène Royal en la matière est particulièrement regrettable, même si elle n'étonne guère de sa part. Si son équipe a fini, après avoir beaucoup tardé, nié avoir exercé un chantage à la subvention sur les organisateurs du festival pour faire retirer de l'affiche un artiste déplaisant à la présidente du Conseil régional, cette dernière s'est réjouit ouvertement de cette censure. La droite en a profité pour tenter de se refaire une virginbité en matière de libertés, en se positionnant en défenseurs de la liberté d'expression, ce qui est cocasse vu le passif du pouvoir sur le sujet.

La faute de Martine Aubry

Non seulement Martine Aubry ne semble pas faire grand chose pour rénover le PS, mais en plus elle lance des ultimatums à ceux qui font des propositions innovantes en ce sens. La lettre adressée à Manuel Valls est une faute lourde de la part d'un Premier secrétaire. Après l'épisode de la "Maison commune", où la priorité de Aubry semblait devoir être de coaliser les partis de gauches avant le premier tout des régionales, dans un contexte où le PS est au plus bas, proposition qui a été rejetée par l'ensemble des autres partis de la gauche, même le PRG (c'est tout dire), les erreurs se succèdent. Pierre Moscovici rappelle avec raison que la Maison commune à rénover est le PS. Commencer à menacer d'expulsion ceux qui proposent de le faire, comme Manuel Valls, en guise de bouc émisaire, est un comportement déplorable.

Un 14 juillet de plus en plus soviétique

La suppression de l'interview traditionnelle du 14 juillet a fait place à une émission hagiographique et une causerie avec un présentateur de variété. Alors que la France est l'un des derniers pays à se livrer à une parade militaire de ce type, le comportement de Sarkozy a renforcé l'aspect soviétique de la fête nationale. c'est en tout cas ainsi que l'ont perçus els commentateurs extérieurs comme ici sur le Times : Sarkozy's royal Bastille broadcast.

Les Iraniens retournent dans l'oubli

Plus grand monde ne l'évoque.... la dictature semble avoir là triomphé, comme il y a vingt ans à Pékin. Ne pas avoir utilisé de chars risque de faire tomber l'épisode dans l'oubli. Le drame de cette fausse élection, hommage du vice à la vertu, et de la répression qui a suivi a eu l'avantage de souligner que les peuples de pays aujourd'hui non-libres existent indépendamment de leurs dirigeants, Un peu moins de complaisance de nos politiques envers ces derniers serait le bienvenu.

We choose the Moon

Le site http://wechoosethemoon.org/ propose de revivre la mission d'Apollo 11 "en direct". Une interface riche met à disposition du visiteur un compte à rebours, un schémas des différentes étapes de la mission, des galleries photos, des animations et la piste son des échanges de la mision. Il est possible également de s'abonner sur Twitter pour suivre les communications du contrôle de mission, du vaisseau et du module Eagle. Le geek que je suis ne peut que s'enthousiasmer pour ce superbe site.

Décollage aujourd'hui vers 15h heure française.

Torchwood, saison 3

La BBC 1 vient de diffuser la saison 3 de Torchwood, en fait une mini-série de 5 épisodes diffusés cinq soirs successifs. Les trois survivants de la saison 2 sont confrontés à des aliens s'exprimant à travers les enfants de la Terre, et à un gouvernement cherchant à étouffer ses fautes passées. Naturellement en France, aucune chance de voir uen fiction dépeignant de manière négative le gouvernement.

Tuesday 14 July 2009

Ouf... 46% d'addiction à Twitter seulement

Un des millions de mini-test qui encombrent la toile, mais celui-ci est plutôt pertinent : How addicted to Twitter are you ? (via Romy)

How addicted to Twitter are you?

Created by The Oatmeal

Au final, tout ceci est très raisonnable...


Monday 15 June 2009

Besoin de gauche lance son site internet

L'association "Besoin de gauche", qui rassemble une partie de l'ancien courant strauss-kahnien (canal historique) autour du député Pierre Moscovici, lance ce lundi son site internet : http://besoindegauche.fr/. Il se donne pour vocation de permettre l'expression du besoin d’un renouveau des idées et des actions de la gauche. 

Ce lancement vient clôre la mise en place de toute une stratégie de présence sur le web, notamment à travers des outils web 2.0.

C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, un réseau social, aujourd'hui fort de près de 500 membres, a été créé à l'aide de Ning, un site permettan,t de construire son facebook-like privé : http://besoindegauche.ning.com/, étape désormais indispensable pour la construction d'un réseau de militants, afin de leur permettre de communiquer et d'agir directement entre eux.

Le site va venir aussi apputer et compléter la pétition lancée la semaine dernière afin de promouvoir l'idée de primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche (c'est à dire du PS) pour l'élection présidentielle de 2012 : http://www.primairesouvertes.fr/. Plus de 1000 signatures ont été rassemblées pour le premier weekend.

Enfin, toute la collection web 2.0 désormais habituelle a été mise en oeuvre :

Naturellement, le site est participatif et publie des contributions des sympathisants. Il donne aussi une large place à la promotion des blogs de ces derniers.

Le site B2G est une belle mise en oeuvre de Worpress construit également par des bénévoles (j'ai modestement contribué à la réflexion sur l'architecture de l'information) dont les compétences ont été identifiées à l'aide d'un appel sur Facebook par l'une des élus du réseau.

Il reste aujourd'hui pour faire le succès du site à le nourrir ce l'essentiel : des idées, des articles, des contributions. Le PS en a aujourd'hui bien besoin pour oeuvrer à cette rénovation – voire refondation – attendues depuis 2002.

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