Valéry-Xavier Lentz.eu

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Sunday 29 August 2010

En chantier : le redesign du Taurillon

Le Taurillon est un magazine en ligne édité par l'association Les Jeunes Européens. Fondé en septembre 2005, afin de capitaliser sur l'expérience de publication online acquise par l'association au cours de la campagne référendaire, et de participer à la promotion des idées européennes et fédéralistes, il est devenu depuis multilingue en ajoutant de nouvelles versions linguistiques qui sont en fait autant de magazines distincts, chacun ayant sa propre rédaction, dans le cadre des Jeunes Européens Fédéralistes.

Une nouvelle version est actuellement en cours de réalisation. L'objectif est de mieux valoriser le contenu en se débarrassant autant que possible des éléments divers venus encombrer sa page d'accueil, mais aussi de mettre en valeur les différentes versions linguistiques ou encore de mieux prendre en compte les médias sociaux. Enfin, il s'agit aussi d'intégrer dans les squelettes les innovations des dernières versions de SPIP, son outil de publication de contenu.

Le Taurillon - version 1 (2005) :

Le Taurillon - version 2 (2008) :

Le Taurillon - version 3 (en chantier) :

Et vous qu'est-ce que vous amélioreriez sur ce site ?

Monday 11 January 2010

Quelques notes sur le « débat » sur l'identité nationale

Quelques mots rapides sur ce débat consternant sur lequel il y a beaucoup à dire. Je n'ai pas pris le temps d'écrire un article pour le Taurillon ou Fédéchoses. Je suis surpris que personne d'autre ne l'ait fait jusqu'ici. Le thème est pourtant l'un de ceux sur lesquels les fédéralistes ont un discours particulier à tenir, notamment en prenant en compte la vision de l'État national de Mario Albertini et notre propre engagement en faveur d'une Europe unie.

Voici simplement quelques idées en vrac à creuser en vue de la très hypothétique rédaction d'une note plus construite :

  • l'instrumentalisation de cette thématique par le gouvernement démontre bien que la Nation est une construction issue de l'État et non pas un état de fait naturel qui serait découvert puis "s'incarnerait" dans l'État. 
  • l'identité : lien avec l'individu, les identités multiples,la multi-appartenance de chacun à plusieurs niveaux d'identité (social, culturel, régional, religieux, politique...). Tentative de vouloir faire primer la dimension "nationale" de l'identité sur les autres composantes.
  • l'identité "nationale" en tant que sentiment d'appartenance à une collectivité : une expérience partagée, des références communes issues de l'éducation, des lois, de la langue, des médias. Accumulation d'anecdotes, de connaissances plus ou moins importantes, de choses vues et entendues, d'expériences partagées : mais pas lié à la nationalité, lié à la résidence et à la langue.
  • identité européenne : tentation de vouloir la définir à tout prix => vision de droite de la construction européenne ? transposition d'une vision "nationaliste" (cf. ce groupe facebook sur la création d'une nationalité européenne, celui sur le vive l'Europe"...) plus que fédéraliste ? Incapacité de penser l'Europe sans y transposer les catégories mentales liées à l'association du pouvoir politique exercé par les Etats existant à l'idée de Nation. Ou simple prétexte pour refuser l'entrée de la Turquie ?
  • Une identité commune est-elle une condition pour la vie démocratique ? Sans doute au sens d'une expérience partagée (l'espace public), sans doute pas au sens auquel les nationalistes entendent cette identité.
  • Redéfinir le nationalisme ou plus précisément donner notre propre définition, naturellement plus large que dans les usages habituels. Le nationalisme n'est pas nécessairement un extrêmisme, est autre chose qu'un patriotisme dévoyé, c'est simplement l'adhésion à l'idée que la Nation est est une réalité "naturelle", qu'elle entraine la création nécessaire d'un Etat pour que ceux qui en font partie soient véritablement libre, qu'elle est le fondement nécessaire et indépassable de la vie politique ou démocratique. Dire qu'un Philippe Séguin, un Charles de Gaulle, un Hubert Védrine sont des nationalistes ne relève pas de l'insulte mais simplement de la constatation que tel est leur discours politique.
  • Enfin et surtout souligner, ce qui constitue le coeur du débat autours du "débat" (le métadébat) comporte comme dérives suspectes et peu sympathique : le repli identitaire que constitue la polarisation du débat autour de la question de l'immigration et de l'Islam. Dans e telles conditions, l'extrême droite se trouve à la fois légitimée (en voyant son discours repris dans le cadre de débats organisés par des préfectures) et phagocytée, c'est à dire réintégrée à la droite de gouvernement. Comme le dit un bon mot, le débat nous en dit peu sur l'identité nationale, il en dit beaucoup sur l'identité de l'UMP : une droite conservatrice qui assume complètement sa composante nationaliste tout en espérant  en bon parti attrape-tout continuer à garder une crédibilité pro-européenne en se payant d'actes symboliques mais sans mener une politique innovante en matière de construction européenne.
  • Enfin et surtout il faut dire toute l'antipathie qu'inspire un Éric Besson.

Mise à jour : lire l'article de David Soldini : Identité nationale, politique et démocratie sur Le Taurillon

Monday 2 November 2009

Président de l’Europe : la chasse au dahu, Nouvel article sur le Taurillon

Le Taurillon publie ce jour un de mes articles copnsacré au débat sur la présidence du Conseil européen.

http://www.taurillon.org/President-de-l-Europe-la-chasse-au-dahu

Monday 8 June 2009

Premiers commentaires sur les élections européennes

L'élection européenne donne toujours matière à des résultats inattendu. Le vote à la proportionnelle donne en effet une occasion à l'électorat de s'exprimer dans un contexte nouveau et de tenter soit d'exprimer une opinion muselée par la nécessité du vote utile en scrutin majoritaire, soit de tenter d'envoyer un message ou de rééquilibrer les forces au sein d'un camp.

Voici quelques observations en vrac.

Au niveau fédéral

  • l'Europe est plus que jamais de droite. L'écart entre le PPE et les autres groupes parlementaire s'accroît malgrès la défection des trente conservateurs britanniques qui devraient créer leur propre groupe avec des renforts très suspects de la droite radicale polonaise, ultre-actho et homophobe, notamment. 
  • la reconduction de Barroso est donc quasi assurée. L'Union européenne est une démocratie : quand ses citoyens votent à droite, le président de la Commission est de droite. Cette reconduction est regrettable pour l'Union européenne compte tenu de la médiocrité dans laquelle Barroso a maintenu la Commission pendant son mandat. Le seul espoir à présent est que certains membres du Conseil en prennent conscience et imposent la recherche d'un autre président, au sein du PPE naturellement. L'initiative pourrait venir de Sarkozy selon la rumeur.
  • le rapport de force dans le clivage europeiste/nationaliste reste très largement en faveur du camp européen en dépit du progrès des partis les plus nationalistes, notamment au Royaume-Uni avec 15 sièges (3 BNP, 13 UKIP). Notons toutefois l'échec réjouissant de Libertas qui n'aura peut être que deux élus (1 en Irlande, 1 autre en France grâce à la Vendée). 
  • Les partis les plus fédéralistes (écologistes et libéraux se maintiennent ou progressent, ce qui est la nouvelle réjouissante de cette élection. Dommage que ceci se fasse seulement aux épens du reste du camp progressiste.L'effet Cohn-BenditL
  • L'absention est importante parout dans l'Union, pour les mêmes raison qu'en France. J'y reviendrai.
Au niveau français
  • le rapport des forces droite/gauche penche plutôt en faveur de cette dernière, ce qui est occulté par le fait que la droite governementale ne présente qu'une seule liste. En comparaison du parti du président de la République, les voix sont bien plus nombreuses à se porter sur les listes de l'ancienne "gauche plurielle".
  • l'effet Cohn-Bendit joue à plein. Le charisme du leader des Verts au Parlement européen, associé à l'absence de rénovation du PS, aux bourdes monumentales de Bayrou en fin de campagne et à la présence forte de l'environnement dans l'actualité, a contribué à faire exploser le vote écolo.
  • L'environnement était au coeur de l'actualité dans les jours précédent l'élection et cela a pu jouer, e la même manière que le père Voise en 2002, ou que les difficultés de certaines entreprises montées en épingle par les médias en 2005. Le résultat d'une élection est lié à l'actualité. Seuls ceux qui savent y lire les facteurs dominants et en profiter triomphent.
  • Le rapport de force entre europhiles et nationalistes est très largement ici aussi en faveur des europhiles (européistes ou fédéralistes). Le recul du FN, l'échec piteux de Libertas et de la seule lîste se réclamant du gaullisme ne peut que réjouire. L'extrême-gauche ne fait guère mieux : si le PCF, avec le renfort de l'ignoble Mélenchon, réussit à se maintenir, voire à progresser en comparaison de la déconfiture de l'élection présidentielle, les trotskystes échouent à obtenir des sièges.
  • La bonne nouvelle est l'élection ou la réelection de nombreuses personnalités qui devraient être des eurodéputés de qualité, à commencer par Sylvie Goulard, Cohn-Bendit, Pervenche Bérès (en dépit de es errements) ou encore Alain Lamassoure. 
  • Si l'on peut regretter l'échec du PS, il faut espérer que ce résultat sera l'électrochoc qui permettre, non plus de le rénover, mais comme l'on souligne certains commentateurs socialistes, de le reconstruire et de l'élargir.  L'échec du noniste Benoît amon, qui plombe la direction actuelle avec son courant tendance gauche archaïque, et très mauvais eurodéputé, est une des bonnes nouvelles de la soirée. On se prend à réver de la construction d'un grand parti de la gauche réformiste qui aille au delà du PS, avec les écologistes et certains centristes, le danger Bayrou semblant désormais écarté pour la gauche, grâce aux écolos. Fonder un nouveau parti, abandoner les références aux connotations marxistes ou ringardes comme le mot "socialiste", casser un appareil verrouillé. Aubry doit oser ou disparaître.


Monday 26 January 2009

Lancement de bloggingportal.eu

L’infatigable Jon Worth n’en finit pas de semer sur le web européen. Après anyonebutbarroso et la campagne atheist bus dont le résultat a fait le buzz de ces dernières semaines, il est à nouveau impliqué dans une initiative qui va faire parler d’elle : bloggingportal.eu

Une petite équipe a mis en place un aggrégateur de lien de blogs consacrés aux affaires européennes. L’outil n’est techniquement guère plus au fond que ce que chacun d’entre nous peut se construire en utilisant Netvibes ou Google Reader.

Toutefois la dimension multilingue de l’entreprise, la possibilité de découvrir de nouveaux blogs, la soumission de billets individuels de blogs n’étant pas habituellement référencés et surtout le travail de l’équipe éditoriale venant mettre en avant les meilleurs billet en fera certainement un outil précieux ans les prochains mois alors qu’approche ce rendez-vous essentiel qu’est l’élection du Parlement européen.

P.S. : sélectionnez les langues que vous comprenez en haut à droite pour afficher les billets rédigés dans ces langues.

Saturday 17 January 2009

Ségolène Royal candidate aux élections européennes ?

J’apprends, à la lecture du blog Puzzle socialiste que Ségolène Royal aurait proposé de participer à l’élection européenne. Je ne dispose que des extraits retenus par Michel Noblecourt pour me faire une opinion. Sur cette base, elle ne peut être que de l’inquiétude.

Ségolène Royal ne m’inspire pas d’antipathie a priori, surtout de l’agacement. J’estime donc que ce serait une excellent chose qu’une personnalité de cette envergure soit impliquée dans la campagne européenne afin de donner à cette élection une plus grande visibilité.

Il serait en outre très appréciables que des personnalités politiques majeures siègent au Parlement européen. Cela renforcerait le groupe socialiste et la délégation française, notamment lorsque Michel Rocard prend sa retraite politique (lire l’excellent billet de Pierre Moscovici à son sujet).

seulement voilà… il faudriat expliquer à cette dame que cette élection n’est pas là pour lui permettre de se faire plaisir. J’adore les campagnes déclare-t-elle. Elle ajoute qu’elle estime que Martine Aubry devrait conduire la liste socialiste dans le Nord. « C’est le rôle du premier secrétaire de s’engager directement dans la bataille ».

Or, j’ai du mal à croire que Ségolène Royal, pas plus que Martine Aubry n’aient le souhait de siéger cinq ans au Parlement européne et d’y faire le travail très prenant et parfois ingrat d’un eurodéputé.

Royal ne parle pas d’ailleurs de candidature à la fonction de député européen maisseulement de mener une liste. Du rôle et des missions du Parlement européen, de l’ambition qui doit être celle des socialistes pour la prochaine législature de cette institution dont le rôle est désormais essentiel, on n’apprend rien.

Si donc Ségolène Royal est candidate pour effectivement devenir député européen tant mieux et bravo. S’il ne s’agit que d’une candidature à profiter de l’espace médiatique de la campagne avec comme projet de démissionner de l’assemblée européenne  deux mois après l’élection, non merci. Ni le PS ni le Parlement européen n’ont besoins d’eurodéputés bidons.

Friday 5 December 2008

La campagne "Tout sauf Barroso" prend de l'ampleur

Un petit groupe Facebook et un blog à moitié terminé et voici que la campagne “Tout sauf Barroso” rencontre déjà des échos chez les principaux observateurs de la vie politique européenne.

Ainsi, le quotidien anglophone European Voice, spécialisé dans les affaires communautaires, le blog Coulisses de Bruxelles de Jean Quatremer ou encore Nosemonkey ont cités la campagne.

Après quelques jours d’existence, le groupe Facebook Tout sauf Barroso comple déjà plus de 500 membres.

Pourquoi tant d’écho ? Peut-être parce que nous sommes les premiers sur la Toile à dire tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas.

Rejoignez la lutte ! et parlez de la campagne autour de vous en diffusant l’adrese du site, en rejoignant le groupe Facebook ou en y invitant tous vos amis, en questionnant vos élus ! Le pire serait qu’il n’y ait pas de débat et que cette élection européenne soit une nouvelle occasion perdue.

Mise à jour : je reprend ci-dessous un commentaire que j’ai posté ce soir sur le blog Coulisses de Bruxelles à propos de cette campagne.

Naturellement, le “Tout sauf Barroso”, implique surtout l’espoir de voir quelqu’un de plus compétent pour la fonction être désigné.

La démarche de ce site est avant tout de jouer le rôle de sonnette d’alarme contre le fait accompli que voudraient imposer les chefs de gouvernement européen en reconduisant, sans débat et sans prise en compte des résultats des élections européennes, le médiocre sortant.

Les reproches que ceux qui ambitionnent plus pour l’Europe que ce que nous propose la candidat sortant sont nombreux et ont souvent été soulignés sur ce blog.

La Commission européenne est supposée être maitre d’oeuvre de la construction européenne et à ce titre être force de propositions en faveur des citoyens européens.

Au lieu de celà, M. Barroso s’est comporté en serviteur zélé du Conseil européen.

En 2005, de nombreux projets de lois européennes ont été retirés par M. Barroso. Plusieurs d’entre eux étaient pourtant particulièrement intéressants, par exemple le projet de statut d’association européenne. Ce choix a été fait sans impliquer nos élus au Parlement européen, à la fois en raison d’une idéologie libérale anti-règlementation et pour tenter d’appaiser certains eurosceptiques, naturellement sans succès.

M. Barroso a souvent tenu des propos semblant impliquer que l’Union n’a pas besoin d’une réforme institutionnelle et qu’elle ni d’une COnstitution. Ce manque d’engagement en faveur de la réforme de la manière dont l’Europe est aujourd’hui gouvernée (mal) est consternant. Il n’a même pas daigné participer au débat référendaire en France en 2005 là où l’éclairage de l’un des premiers intéressés eut été utile. Son absence du débat public sur l’avenir de l’Europe renforce l’image d’une Union européenne bureaucratique alors que la Commission est pourtant avant tout un organe politique. M. Barroso est une sorte de président fantôme; que l’on entend pas et que l’on ne voit pas lorsque les citoyens ont besoin de débattre de l’Union européenne.

Il faut se souvenir que M. Barroso a été nommé en tant que plus petit dénominateur commun en raison de l’opposition des gouvernements eurosceptiques à de meilleurs candidats. L’Union européenne doit-elle conserver un président médiocre pour cinq ans de plus simplement parce que nos chefs de gouvernements ne veulent pas consacrer un weekend à se mettre d’accord sur le nom d’un successeur, encore moins si nos élus au Parlement européen prétendent avoir leur mot à dire ?

On se souviendra aussi du fameux sommet des Açores, ou encore de la lenteur avec lequel M. Barroso a agit pour retirer la candidature scandaleuse de Rocco Buttiglione comme commissaire européen en dépit de l’opposition de très nombreux eurodéputés au choix de ce personnage.

Dans l’ensemble, M. Barroso a été un très mauvais président de la Commission européenne. Un ministre des affaires étrangères d’Allemagne l’a même jugé “incompétent”. Il a affaibli cette institution clé à travers son attitude servile envers le Conseil. L’Europe a besoin aujourd’hui de leadership et de vision.

Enfin et surtout il est extrêmement inapproprié de prétendre avoir fait le choix d’un président de la Commission européenne six mois avant que le moindre bulletin de vote n’ait été déposé dans les urnes par les citoyens de l’Union.

L’Establishment européiste, comme trop souvent, ouvre grand la porte aux partis nationalistes en faisant d’eux la principale force d’opposition au niveau du débat public européen. Au mieux, c’est vers l’abstention massive que l’on pousse l’électorat de gauche. Si certains avaient une volonté délibérée de saboter l’élection européenne, le moment du choix démocratique sur les orientations de l’Union, ils n’auraient guère fait mieux.

Le Parti des Socialistes Européens, en ne présentant pas de candidat à cette fonction, soutiens de facto la reconduction du sortant. Voilà de quoi rendre fort dubitatif sur les termes du manifeste adopté : “une nouvelle direction pour l’Europe”, choisir entre “une Europe progressiste” et “une Europe conservatrice”, placer “le peuple d’abord”. Et tout ceci, naturellement… avec le candidat de la droite !

Fort heureusement de nombreux socialistes jugent cette position intenable. Pierre Moscovici a ainsi écrit sur son blog : “Nous ne pouvons pas, ne devons pas, accepter la fatalité d’une reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Car ce Président, profondément conservateur, est dans ses tripes réfractaire à toute idée de régulation. Après s’être accordé sur les idées, le PSE doit maintenant se choisir un visage pour incarner son combat aux futures élections. Dois-je préciser que j’approuve la méthode?”

Les Verts, Jean l’a mentionné, font de l’opposition à M. Barroso un de leurs thèmes de campagne.

François Bayrou et Francesco Rutelli ont annoncés aujourd’hui que Le Parti Démocrate Européen présenterait un candidat pour la présidence de la Commission européenne : “Nous sommes très insatisfaits de la Commission sortante, et nous n’acceptons pas l’idée d’une reconduction automatique de son président décidée sans tenir compte des résultats des élections européennes”.

Si www.anyonebutbarroso.com a été lancé par quelques simples citoyens, dont votre serviteur, la contestation de la situation vers laquelle on semblait s’engager prend de l’ampleur. Pour que l’élection européenne soit un vrai moment de débat démocratique, le choix du président de la Commission doit nécessairement en être l’un des enjeux.

C’est pourquoi je vous invite à rejoindre et à relayer cette campagne.

Monday 1 December 2008

Élections européennes : le PSE déclare forfait

On apprend que le PSE a renoncé à présenter un candidat contre J.M. Barroso lors des prochaines élections européennes. Le Parti des Socialistes Européens soutiens donc de facto la reconduction du sortant.

Je publie ce jour sur Publius une note sur le sujet : À quoi sert le PSE ?

Mise à jour : j’ai publié le 20 décembre sur le Taurillon une mise à jour de ce billet : Le PSE doit présenter un candidat à la présidence de la Commission européenne.

Lire aussi sur le sujet :


Friday 21 November 2008

L'Union européenne est elle condamnée à subir Barroso encore cinq ans ?

Peu importe qui, mais la Commission a besoin d ‘un nouveau président en 2009.

Le président de la République française a exprimé son souhait de voir José Manuel Barroso reconduit dans ses fonctions de président de la Commission européenne. Ses collègues du Conseil semblent vouloir s’épargner la peine de négocier entre eux le nom d’un remplaçant ou pire, de laisser nos élus au Parlement européen avoir leur mot à dire dans sa désignation.

Pourtant le bilan de ce Barroso est tout particulièrement négatif. L’un des enjeux de l’élection européenne devrait donc être de lui trouver un successeur. N’importe qui, ou presque, serait préférable.

1) Trois pays ont voté Non dans des référendums récents sur les questions européennes.
2) L’UE a une crise de confiance, une crise d’identité.
3) Dans ces circonstances, le chef de l’exécutif de l’Union européenne, le président de la Commission Barroso, ne doit PAS être reconduit dans ses fonctions.

En outre :

  • Barroso a abaissé le rôle de la Commission européenne et l’a mise au service du Conseil plutôt que de la laisser au service de lu projet européen ;
  • Barroso a retiré des projets importants qui auraient améliorés la vie des citoyens européens ;
  • Barroso a été imposé par le gouvernement britannique contre un meilleur candidat ;
  • Barroso est de droite : certes, la moitié des électeurs aussi, mais en ce qui me concerne ça pose problème. Si le PSE devait devenir le plus grand groupe du Parlement européen, le choix d’un homme de droite ne serais-pas acceptable, alors pourquoi envisager de choisir le président avant l’élection ?
Le site de la campagne “Tout sauf Barroso” est en construction mais rejoignez d’ores et déjà le groupe Facebook.


Quelques liens :

Au sujet de la campagne Anyone but Barroso :


Saturday 15 November 2008

Chronique du livre de Michel Rocard "Oui à la Turquie"

Le Taurillon publie ce jour “Michel Rocard explique son oui à la Turquie”, une chronique du livre de Michel Rocard que j’ai rédigé.

N’hésitez pas à y laisser vos commentaires.

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